Les rendez-vous de Philopop

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Les Rendez-vous de Philopop avec Didier Carsin

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Les Rendez-vous de Philopop : L'affaire Dreyfus comme symptôme de l'antisémitisme

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L'affaire Dreyfus comme symptôme de l'antisémitisme

 

A l'occasion de la sortie du film de Roman Polanski («  J'accuse  ») qui lui est consacrée, il est bon de réfléchir sur l'antisémitisme dont cette affaire est l'expression. La lecture de l'oeuvre de Hannah Arendt (1er tome des Origines du totalitarisme, L'antisémitisme) guidera ici cette réflexion.

 

1- La spécificité de l'antisémitisme qui s'exprime dans l'affaire Dreyfus

 

a- On ne peut pas en faire le prolongement de la haine religieuse des Juifs qui existait au Moyen-Age. L'antisémitisme qui s'exprime lors de l'affaire Dreyfus est un nationalisme qui diffère en cela de l'antisémitisme nazi qui est inséparable du projet de l'hégémonie mondiale de la «  race aryenne  »

b- Un résumé de l'affaire Dreyfus

c- Antidreyfusards et dreyfusards

 

2- Comment se forme l'image antisémite du Juif  : «  le mythe Rothschild  »  ?

 

a- La situation politique des Juifs, dans les Etats-nations au XIXème siècle, est prise entre deux séries de contradictions: la première oppose la logique égalitaire de l'Etat-nation et la logique économique de l'Etat  ; la seconde, celle logique économique et la logique de la société moderne divisée en classes. L'Etat requiert ainsi l'existence des Juifs comme groupe séparé (les banquiers juifs) pour assurer son financement, dans la continuation des «  Juifs de cour  ».

b- Le rôle d'intermédiaires des familles inter-européennes des banquiers juifs au XIXème siècle

c- L'image antisémite du Juif se forme par un processus de métonymie  : elle identifie tous les Juifs à des banquiers (d'où le mythe Rothschild). Cette image contredit la réalité en prêtant aux banquiers juifs un désir d'instrumentaliser l'Etat.

 

3- Comment expliquer le développement de l'antisémitisme en France à la fin du XIXème siècle?

 

a- La transformation de l'Etat qui,en entrant dans une phase «  impérialiste  », devient l'outil de la classe bourgeoise. L'antisémitisme se développe au moment où le rôle des banquiers juifs est en déclin

b- Le scandale de Panama comme arrière-fond de l'affaire Dreyfus

c- La double dimension de l'antisémitisme  : une idéologie politique pour laquelle les Juifs

symbolisent la collusion de la finance et de la politique  ; un pouvoir de mobilisation de ce qu'Hannah Arendt appelle la «  populace  » (les déclassés qui se trouvent parfois ruinés par les scandales financiers de l'époque)

 

Interrogation  : le choix discutable de la figure du lieutenant-colonel Picquart (par Polanski) permet-il d'appréhender le rôle de l'antisémitisme dans l'affaire Dreyfus  ?

 

Bibliographie  : le 1er tome des Origines du totalitarisme, L'antisémitisme (dont le dernier chapitre est consacré à l'affaire Dreyfus), de Hannah Arendt (ouvrage paru la 1ère fois en 1951). Sur l'affaire Dreyfus (approche historique), L'affaire Dreyfus par Alain Pagès chez Perrin, L'histoire de l'affaire Dreyfus de 1894 à nos jours par Philippe Oriol aux Belles Lettres, Alfred Dreyfus, l'honneur d'un patriote par Vincent Duclert chez Perrin

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Les rendez-vous de Philopop : Robot, mon frère ? Les machines seront-elles un jour capables de penser ?

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Robot, mon frère  ? Les machines seront-elles un jour capables de penser  ?

 

 

1- Pourquoi nous paraît-il aujourd'hui possible de construire des machines qui pensent  ?

 

  • On estime être en mesure d'expliquer bientôt la production de la pensée par des processus matériels


  • Le développement des neurosciences


  • Le modèle de l'ordinateur


 

2- Il s'agit là en vérité d'une croyance illusoire

 

  • La dimension subjective de la pensée fait obstacle à son explication par des processus physiques


  • L'intelligence humaine n'a rien à voir avec l'intelligence artificielle  : c'est une intelligence enracinée dans la condition biologique de l'homme («Je ne suis pas logé dans mon corps, ainsi qu'un pilote en son navire  », 6ème Méditation métaphysique de Descartes)


  • La pensée ne résulte pas simplement de connexions synaptiques  ; le sens qu'elle produit montre qu'elle est avant tout rapport au monde (l'exemple du langage, 5ème partie du Discours de la méthode de Descartes)


 

Conclusion  : ce n'est pas demain que nous pourrons nous entretenir avec des robots  !

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Les rendez-vous de Philopop : rentrée de l'association Philopop

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Présentation des activités de PHILOPOP (association populaire de philosophie du Havre) et du programme de la saison 2019-2020

1- PHILOPOP, une association ouverte à tous

  • Quelques précisions d'ordre pratique  :

voir sur le site de PHILOPOP (https://sites.google.com/site/philopoplh/) le barème des cotisations, le calendrier adopté, le rythme des séances (en moyenne 2 fois par mois un mardi ou un jeudi de septembre à juin hors vacances scolaire), le lieu et l'horaire  (au Lycée Claude Monet du Havre, salle audio, de 20H30 à 22H30)

  • Les questions philosophiques  : des questions que tout homme peut être amené à se poser au cours de son existence (exemples de la justice et de la vérité)

  • L'ambition de PHILOPOP  : permettre à tous ceux qui le souhaitent d'accéder à un questionnement philosophique en offrant les conditions d'un travail suivi

2- La formule d'un cours progressif (suivi d'une discussion)

  • Il ne consiste pas dans un exposé de connaissances et ne présente pas la pensée des philosophes comme une opinion savante

  • Il montre comment l'examen d'une notion (la justice, la vérité, le peuple...) conduit à formuler un ou des problèmes qui s'imposent nécessairement. La lecture des philosophes n'a pas d'autre intérêt que d'éclairer la réflexion, et de l'aider à aborder ces problèmes.

3- Le programme de la saison 2019-2020

  • Les séances sont accompagnées d'un plan et enregistrées. L'enregistrement est accessible aux adhérents

  • Le thème  : Qu'est ce que le peuple  ? (10 séances)

  • L'oeuvre  : le Prince de Machiavel (9 séances), édition du Livre de Poche recommandée (pour disposer de la même traduction)

Les 5 premières séances  : mardi 17 septembre, jeudi 26 septembre, mardi 8 octobre, jeudi 17 octobre., mardi 5 novembre.

A bientôt  !

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Les rendez-vous de Philopop : La liberté humaine au risque du progrès des biotechnologies

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1- Le progrès des biotechnologies au service d'une amélioration de l'espèce humaine  ?

2- La réflexion de Hans Jonas (Le Principe Responsabilité)  : le pouvoir redoutable de la technologie moderne appelle une nouvelle éthique qui permette de «  préserver pour l'homme l'intégrité de son monde et de son essence contre les abus de son pouvoir  »

3- En quoi une technique comme le clonage menace-t-elle une «  vie authentiquement humaine  »  ?

Références  : Le Principe Responsabilité de Hans Jonas, édition Cerf (1979) et L'art médical et la responsabilité humaine, édition Cerf (1985)

https://sites.google.com/site/philopoplh/

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Les rendez-vous de Philopop : l'Etat de droit est-il menacé par une banalisation des mesures d'exception ?

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1- De la menace du terrorisme aux mesures d'exception : « La sécurité est-elle la première des libertés » ?

2- Réfléchir avec Montesquieu (Esprit des lois) : « la liberté politique consiste dans la sûreté, ou du moins l'opinion qu'on a de sa sûreté » (elle n'est pas la sécurité). Les exigences à satisfaire pour garantir la sûreté des citoyens : la « bonté des lois criminelles » ; une constitution pour éviter l'abus de pouvoir.

3- En quoi l'idéologie sécuritaire est-elle une menace pour l'Etat de droit ?

https://sites.google.com/site/philopoplh/